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samedi 26 novembre 2016


En route vers le Laos

       fun adventure




L'imprévu a commencé des le départ de Chiang Rai. 
J'étais enregistrée en ligne depuis la veille. Je voyage sans bagage donc ça coule tout seul. Je n'ai que mon sac à dos. 
Je me présente, montre mes tickets d'enregistrement sur mon phone et passe la douane. On me passe la machine sur tout le corps les bras en croix. Mais jusque là tout va bien. 
Je passe une autre porte, montre mes tickets dans mon phone. La fille a l'air perplexe. Elle ne dit rien mais griffonne quelque chose sur un bout de papier. 
Je continue, monte à bord, m'installe. Et on attend, on attend. 
Je suis assise côté allée. Un jeune homme monte à bord, gilet orange. Arrivé près de moi, il s'accroupit et me demande où je vais. Je lui réponds: Bangkok, Vientiane Laos. Je lui montre mes tickets/phone et mon passeport. 
Il me dit que je dois passer à l'immigration avant de partir. "suivez moi !"
 Je lui dis: "Non ! Je ne veux pas vous suivre, sinon je vais louper mon avion!" 
Il me rassure, l'avion ne partira pas sans vous. Nous sortons de l'avion. Il se met à courir. De temps en temps il se retourne et me fait signe de me dépêcher. J'ai l'impression d'être Alice au pays des merveilles qui suit le lapin dans sa course effrénée. 
Le lapin regarde sa montre. 
En courant on fait le tour complet de l'aéroport. On gravit des étages, traverse des couloirs. Quelqu'un me remet des tickets d'embarquement. Je m'arrête une fraction de seconde pour les prendre. 
Ou est mon lapin ? Quelqu'un d'autre prend la relève. Un autre lapin. 
Enfin, on arrive à l'immigration. L'homme est taciturne. Mais tout se fait dans la politesse et sans aucun reproche. 
Et moi durant tout ce temps je n'ai qu'une envie c'est de rigoler. Je me retiens. 
Puis je suis mon lapin qui me guide vers la sortie. Dehors il se met à courir, il me fait signe de me hâter. 
"Hey, I am a grandma you know, I am not Alice!" Il me regarde en souriant . Je ne sais s'il a compris. Je monte à bord. On me refait l'accueil au sourire. Je traverse l'avion devant tout le monde. Mon siège est tout au fond. Ils ont l'air contents de me revoir. 
Oui, ne vous inquiétez pas les amis, je suis allée faire mon footing du matin. Le lapin d'Alice avait besoin de moi. 
Wow, c'est bon d'être en Asie....

vendredi 3 juin 2016

Au large de Katiu





C'est une autre belle journée sur les mers des Tuamotu. 
Nous avons quitté l'île de Anaa, mais nous sommes toujours dans le monde des Parata ou Putahi. 

Au large de Katiu, la baleinière est hissée hors du navire et posée sur la mer. 
Elle a à peine touché la surface de l'eau que le pilote Gilles Avae a déjà démarré le moteur. Une concomitance qui me surprend d'admiration chaque fois. 

Puis le pilote approche la baleinière tout près de la coque du navire pour faciliter le chargement. 
Et Alain le grutier très expérimenté et habile procéde au chargement. 

Une jeune femme qui a embarqué hier à Anaa monte avec moi dans la baleinière pour "la balade". 
Elle a quitté Anaa et se rend à Tahiti. 
Pour le faire elle doit accomplir l'itinéraire complet du bateau, c'est-à-dire voyager pendant une vingtaine de jours. 

Anaa est la première escale et Tahiti la dernière de notre parcours. 
Les hommes et femmes des îles sont courageux et aventuriers. 
Ils ne craignent pas de s'aventurer vers l'inconnu. 

Le voyage fait partie de leur vie. 
Le voyage coule dans leurs gênes